Mignone et attentionnée, Marie G., une parisienne plutôt tarée, vous embobine en à peine un clignement de cils. Elle les fait tous tomber, et ça se comprend parfaitement. Cette dernière m'a permise de la suivre pendant quatre ans. Quatre merveilleuses années. Qui sont passées très vite. Trop vite. Pour moi, notre rencontre remonte à la semaine dernière, et encore, je suis généreuse. Avec ses petits airs de gamines de trois ans, avouez que même vous, vous ne resisteriez pas. Allez la trouvez, vous, la nana qui va vous supporter toute une année à côté de vous dans chaque cour. Celle qui vous regarde comme si vous étiez à peine en maternelle quand vous rigolez pour des conneries, ou celle sur laquelle vous passez votre temps à gribouiller, mais qui, malgrès tout ça, vous aime quand même. On lance les paris? Le plus fou, c'est quand elle rit. Quand elle se montre vivante, on ne peut pas s'empècher de penser que le bonheur existe, finalement. Vous pourrez nous dire que nous ne sommes pas du genre à s'appeller dix fois par soirs, ou autre. Mais il se trouve que moi, je m'en fous. Le truc c'est que cette amitié là, c'est du brut, du vrai. Elle dure. Et c'est apparemment le principal. On s'offre des petits cadeaux, aussi, dans les occasions comme les fêtes d'anniversaires, ou les retours de vacances... Et puis ça nous suffit. Pas besoin de plus. Pas de «je t'aime» quarante fois par jours, juste une fois de temps en temps, quand il y en besoin, pas de supperflu. Enfait, en apprenant à la connaître, Marie G. devient très vite votre meilleure amie. Et ça c'est un fait, une chose absolument incontrolable, qui, aussi fantastique soit-elle, ne s'explique pas.